Editorial de Christian Gambotti

La République qui protège...

Dans un pays, il ne peut y avoir de cohésion sociale ni d’unité nationale, si les individus ne se sentent pas protégés à travers l’action de l’Etat dans tous les domaines régaliens. L’Etat est en effet le garant de la protection de tous et cette protection est l’un des piliers de la communauté de destin.

Le modèle social français, l’un des éléments fondateurs de l’identité France, est à préserver avec, comme défi majeur, son financement. C’est donc un travail de reconstruction de ce modèle qui s’impose à nous. Prenons deux exemples : l’emploi et la santé.

L’emploi : est-il possible, pour un Etat, de garanti r l’emploi à vie dans telle ou telle entreprise privée ? S’il n’est pas possible de le faire, est-il possible de sécuriser les parcours professionnels ? La santé : 1945 marque étape importante avec la généralisation de la sécurité sociale. Les déremboursements réguliers, qui se sont accentués ces dernières années, et les dépassements d’honoraires donnent une impression générale de couverture très faible des coûts pour les Français. Nombreux sont les Français qui ne parviennent plus à se soigner. Nous vivons dans une société à l’intérieur de laquelle les Français se sentent de moins en mois protégés.

 

Communication

Notre "Lettre N°8" vient de sortir !

Très épais, ce numéro est consacré aux élections présidentielles et aux deux derniers thèmes de notre colloque national "La France d'après" : instruire et protéger ! Bonne lecture... 

Tribune de Marc Fraysse

Dire la vérité aux Français !

La campagne présidentielle arrive à son terme. Les Français auront, au soir du second tour, désigné, celui ou celle qui conduira la destinée de notre pays pour les cinq années qui viennent. N’oublions pas cependant l’importance des élections législatives de juin 2012. De ces élections, sortira une majorité parlementaire dont la vocation est de permettre la mise en œuvre du programme du Président de la République élu.

Le danger d’une cohabitation existe. Imaginons : Nicolas Sarkozy réélu avec, au parlement, une majorité de gauche qui irait des socialistes au Front de gauche, en passant par les écologistes. Autre scénario : François Hollande élu avec, en face de lui, une majorité de droite. La France ne peut plus se permettre de perdre du temps.

Autre danger : l’abstention. Peu convaincus par l’efficacité de l’action politique, les Français vont, pour plus de 30 %, déserter les urnes, d’après les instituts de sondage. Or, l’action politique, pour être efficace, a besoin du soutien du plus grand nombre.

L'Edito de Marc Fraysse

Cette élection présidentielle doit être l’occasion de réinventer la France !

L’élection présidentielle de 2012 se déroule dans un contexte nouveau car elle intervient au cœur des crises successives que nous traversons depuis 2008 : crise financière, crise économique, crise des dettes souveraine, crise de l’euro, crise sociale, crise morale, crise culturelle...

En ce sens, 2012 n’est pas 2007. Autrefois décidé par les hommes politiques, l'agenda du monde est aujourd’hui dicté par l’économie. En 2012, le président élu aura rendez-vous avec une économie mondialisée qui se caractérise par le transfert des activités vers les pays émergents.

Quel que soit le président élu, les risques pour notre pays n’auront pas disparu, bien au contraire, car une France qui refuserait les réformes dont nous avons besoin se retrouverait dans l’œil du cyclone. La seule priorité du président élu sera alors de restaurer la compétitivité de notre pays. Ce que de Gaulle avait fait, en 1958, qui aura été le formidable redressement de la France devenue une puissance industrielle, est-il encore possible ?

Premier constat : la politique conduite par le gouvernement a pu permettre un relatif assainissement des comptes de la nation en particulier avec la réforme des retraites et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partis à la retraite.

Editorial

« Résister et combattre ! » par Alain Jakubowicz, président de la Licra

Quelques jours après la marché silencieuse bouleversante de Lyon, organisée au lendemain des drames de Toulouse, j'ai souhaité partager cet éditorial d'Alain Jakubowicz, mon ami président de la Licra !

"Après les heures que nous venons de vivre, après l'image de cette petite fille de huit ans, tirée par les cheveux avant d'être froidement abattue d'une balle dans la tempe pour avoir commis pour seul crime d'être juive, après avoir entendu les hurlements de douleur de cette jeune maman dont le mari et les deux enfants de cinq et trois ans ont connu le même sort pour les mêmes raisons, après avoir appris que trois soldats de notre armée, enfants de la diversité de notre République, avaient été lâchement exécutés au nom d'une prétendue foi religieuse, nous avons éprouvé, dimanche, le besoin de nous retrouver, d’être ensemble pour nous sentir humains, le besoin de solidarité, d'unité,  de fraternité. Tel est le sens de notre rassemblement républicain, c’est un cri silencieux qui a jailli de notre conscience, c’est l’expression de notre refus du racisme, de l'antisémitisme, de l'intégrisme, du  terrorisme.

Les propositions de France Unie

Produire : "Il faut réindustrialiser la France !" par Gaël Rabbaland

Suite des conclusions du colloque national de Lyon : Comment faire pour que la France puisse maintenir et, au-delà, consolider voire développer sa base industrielle au regard des expériences dans le monde?  Depuis quelques années, les politiques industrielles sont de retour dans le monde ou tout du moins sont beaucoup plus assumées, c’est ce qui est appelé « transformation structurelle » dans les pays à revenus intermédiaires ou « politiques industrielles intelligentes ». Ce sujet est l’un des plus controversés en économie. D’un côté, les opposants proclament que les politiques industrielles mènent invariablement à la corruption et à la production de rentes car les Etats n’ont pas la capacité de sélectionner des secteurs porteurs. De l’autre côté, on fait remarquer que les succès industriels sont le fait d’interventions spécifiques et dans ce cadre sont cités Taïwan, la Corée, voire la Chine.

Au regard de plusieurs décennies de mise en oeuvre, on sait désormais que l’impact des politiques industrielles dépend notamment de la capacité à réformer l’Etat, du niveau de corruption et de la marge fiscale, car ces interventions sont souvent fort coûteuses. Cela paraît évident mais la solution miracle dans ce contexte d’économies interdépendantes n’existe pas. Par exemple, un « champion national », dans un petit marché, est souvent plus enclin à augmenter ses marges qu’innover.

A l’heure où la France se désindustrialise, que faire et pourquoi ? Où la France doit-elle concentrer ses efforts ?

 

Les propositions de "France Unie"

"Fiscalité : Une réforme inéluctable" par Denis Di Leonardo et Danièle Sibo

Les recettes fiscales de l’Etat représentent près de 90 % de l’ensemble de ses recettes. L’État perçoit également des recettes non fiscales qui sont très variées (produits des jeux ou des amendes et recours à l’emprunt, revenus de son patrimoine ou de ses entreprises, etc.) et représentaient 16,9 milliards d’euros dans le projet de budget pour 2011, soit 6.2% de l’ensemble des recettes de l’Etat. Dans le projet de loi de finances pour 2011, elles atteignaient 254,4 milliards d’euros nets (soit après remboursements et dégrèvements). Notre système actuel est beaucoup trop complexe et illisible, de trop nombreuses niches fiscales et d’exceptions entrainant des exonérations. Injuste aussi puisque beaucoup ne contribuent pas en proportion de leurs revenus et les plus riches non plus.

Ainsi, pour les particuliers, aujourd’hui, sur 36 millions de foyers fiscaux, 19 millions sont imposables pour un Impôt sur le revenu net total de 45 M€, et seulement 3 millions de foyers ont payé 33M€. A cet impôt, il faut ajouter les contributions sociales qui ne cessent d’augmenter.

Tribune de Marc Fraysse

Campagne électorale : Il est urgent de redonner espoir au peuple de France !

Face aux dérives verbales du débat actuel de la campagne électorale, le propos de Marc Fraysse a trouvé un écho retentissant lors d'une récente réunion des clubs "France Unie" !

« On le voit bien aujourd'hui, les deux principaux candidats sont déjà dans les manœuvres de second tour. On ménage les uns, on prend soin à ne pas froisser les autres et à l'arrivée on n'est plus du tout dans une bataille franche de premier tour. Pire, les principaux thèmes de campagne sont occultés ! Le piètre résultat s'étale dans les sondages qui tombent jour après jour : nos concitoyens se désintéressent de plus en plus de cette campagne ! L'heure est grave... »

Dans une Vème République à bout de souffle, l'ancien Député du Rhône veut que cessent de telles compromissions qui abaissent le débat et font place, élection après élection, à une abstention grandissante, mais surtout à un rejet des responsables politiques en général.

Publication

La 7ème "Lettre de France Unie" vient de sortir !

La nouvelle lettre de "France Unie" vient tout juste de sortir ! Une publication attendue et travaillée avec soin par le bureau national placé sous l'autorité du président Marc Fraysse. Actuellement envoyé aux près de 10.000 membres de "France Unie", ce journal revient dans le détail sur le colloque national de décembre dernier à Lyon ! Les valeurs de "France Unie", son projet, ses idées sont à découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous...

Tribune de Marc Fraysse

Sous le signe du consensus républicain

Il nous faut oser ! Oui, oser sortir des sentiers battus en affirmant que les élections présidentielles se déroulent dans un climat d’inquiétude. Climat exacerbé par des affrontements partisans qui désabuse nos concitoyens et les fait douter du crédit qu’ils peuvent apporter aux différents et nombreux candidats. Cette campagne risque de diviser un peu plus les Françaises et les Français, tant sur les mesures à prendre pour redonner espoir et sortir de la crise, que sur les valeurs à privilégier pour vivre dans une société plus juste et plus responsable.

Tous nos efforts ont cherché à éviter ce piège de l’affrontement et de la division. Il nous faut le constater, France Unie n’a pas réussi à faire entendre sa voix. Nous ne sommes pas encore assez structurés au plan national. Aussi, le Bureau national, réuni à ma demande, s’est prononcé sur la question des candidatures aux législatives et a décidé de ne pas présenter de candidats.

En refusant ces clivages électoralistes, France Unie tient à poursuivre son action de rassemblement républicain de citoyens soucieux de l’intérêt général, qui recherchent, au-delà des clivages, les passerelles  entre les générations, les groupes professionnels, les catégories sociales, les communautés en s’appuyant sur des projets, des idées dont l’unique ambition est d’apporter des réponses à notre pays en cherchant à fédérer le plus grand nombre.

Cette volonté reste entière et je crois que pour y parvenir, il nous faut aller plus loin dans notre organisation, en renforçant le champ d’intervention de France Unie, de celui de club de réflexion à celui de formation politique.

 

Syndiquer le contenu